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Côte d’Ivoire : le décès d’Amadou Gon Coulibaly remet en selle Alassane Ouattara pour la course à la présidentielle
Publié le 10/07/2020
La disparition d’Amadou Gon Coulibaly, candidat du RHDP à la présidentielle d’octobre, ouvre une ère d’incertitude pour le parti au pouvoir. Une brèche dont profiterait bien une frange du parti pour ramener la question d’un troisième mandat d’Alassane Ouattara, le président sortant, sur la table.

Y a-t-il un candidat pour porter les couleurs du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) à la présidentielle du 31 octobre, après la disparition d’Amadou Gon Coulibaly ? Une question visiblement peu embarrassante pour certains ténors du parti qui auraient déjà opté pour une nouvelle candidature d’Alassane Ouattara (photo), l’actuel président de la République de Côte d’Ivoire. Selon des indiscrétions anonymes de deux membres du RHDP, rapportées par Reuters, ce choix a été opéré à la suite d'une réunion tardive tenue à huis clos, mercredi, sous la direction du directeur exécutif du parti, Adama Bictogo.

« Nous pensons à l'unanimité que seul le président Ouattara peut porter le drapeau. Lui seul peut nous unir », a déclaré l'une des sources.« Il est vrai qu'il a dit qu'il ne voulait pas être candidat, mais la situation a changé », ajoute-t-elle en référence à la décision prise en mars par le chef de l'Etat de passer la main à une nouvelle génération.

Le décès d’Amadou Gon Coulibaly, le mercredi 8 juillet, à la suite d'un malaise cardiaque, impose au RHDP une redistribution urgente des cartes. L’équation reste toutefois très complexe pour un parti qui devra désigner un nouveau candidat à un mois de la clôture des inscriptions à la présidentielle, prévue pour le 31 juillet, sans causer de nouvelles dissensions internes. Pour rappel, le parti a dû prendre des sanctions contre certains caciques comme Albert Mabri Toikeusse qui ont enfreint la discipline du parti et ouvertement contesté le choix du défunt candidat. D’un autre côté, la possibilité pour Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat présidentiel reste très controversée ; une option constitutionnellement illégale, selon l’opposition.

Alors Ouattara prêt à reprendre le flambeau du « fils » défunt ?Interrogé par la chaîne de télévision France 24, sur la possibilité ou non d’une candidature du président Ado, Adama Bictogo a affirmé que « toutes les options sont mises sur la table ». Même si pour l’heure, poursuit-il, le parti prend le temps de pleurer « un homme d’honneur et de dignité » et qu’une déclaration du président viendrait dans les prochains jours.

Stéphane Alidjinou
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