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La Fed prévoit toujours de poursuivre ses hausses graduelles de taux directeurs
Publié le 18/10/2018
La banque centrale américaine (Fed) a affirmé qu'il était "très probable" qu'elle continue de relever "graduellement" les taux d'intérêt vu la solidité de la croissance économique des Etats-Unis, selon un compte-rendu de la réunion monétaire du 26 septembre publié mercredi.

Evoquant les risques possibles pour l'économie, la Fed a cité les turbulences financières de "quelques" pays émergents qui pourraient "poser des risques additionnels si ces difficultés se répandaient dans l'économie mondiale". Les pays émergents souffrent en effet d'une fuite de capitaux, attirés ailleurs par des placements en dollars plus rémunérateurs. L'Argentine, la Turquie, l'Indonésie notamment ont vu leur devise dévisser.

Les participants au Comité monétaire ont aussi réitéré "les incertitudes" que provoquent les tensions commerciales et souligné la divergence de croissance qui existe entre les Etats-Unis et le reste du monde, "ce qui a le potentiel de renforcer le dollar". La Fed vient par exemple de relever sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 3,1% en 2018, alors que la BCE a abaissé la sienne à 2% pour la zone euro.

Au cours de cette réunion monétaire du 26 septembre, le Comité monétaire (FOMC) avait relevé les taux d'intérêt pour la troisième fois de l'année pour les fixer dans la fourchette de 2% à 2,25%, leur plus haut niveau depuis dix ans, à la veille de la crise financière. D'après ses prévisions, elle prévoit d'augmenter encore une fois le loyer de l'argent en 2018 et trois fois en 2019.

Critiques de Trump
Ces décisions ont provoqué l'ire du président Donald Trump qui, depuis cet été, n'a de cesse de critiquer la banque centrale dont il juge la politique monétaire "trop agressive".

Des taux d'intérêt plus hauts renchérissent le coût des crédits immobiliers et à la consommation et tend à doper le dollar, ce qui contrecarre les objectifs de l'administration Trump qui veut réduire le déficit commercial. Un dollar plus fort rend les produits américains plus chers.

Sur la voie monétaire à suivre, tous les participants à la réunion du Comité monétaire ne sont toutefois pas d'accord. Plusieurs pensent que les taux devront être relevés plus sévèrement pendant un certain temps afin de réduire le risque d'une inflation qui dépasserait largement la cible de 2%, que la Fed estime idéale pour l'économie. Mais au moins deux membres du FOMC ne sont "pas en faveur" d'une politique monétaire plus restrictive "en absence de signes clairs d'une économie en surchauffe et d'une inflation à la hausse".

Comme ils l'ont dit depuis le début de la guerre commerciale entamée au printemps par l'administration Trump, avec la Chine notamment, les participants ont réaffirmé que les tensions sur les échanges "restaient une source d'incertitude pour les perspectives de l'économie" américaine comme de l'inflation. "La politique commerciale et les développements à l'étranger pourraient aller dans une direction très dommageable pour la croissance économique américaine", avertit encore la Fed.

Inflation
Du côté de l'inflation, des enquêtes économiques montrent que certaines industries commencent à intégrer dans leurs prix à la production un surcoût qu'ils attribuent aux tarifs douaniers imposés par l'administration sur les produits importés de Chine, ont relevé les participants.

Les tarifs douaniers sur les importations d'acier et d'aluminium sont accusés d'avoir un effet négatif sur les investissements dans le secteur de l'énergie.

En tout cas, pour l'instant, les mouvements de hausses des prix ne sont toujours pas la conséquence d'un relèvement des salaires malgré un marché de l'emploi très tendu . "La croissance des salaires reste modeste par comparaison aux normes historiques", mentionne la Fed.
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