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Le gouvernement congolais considère le bambou comme une culture d’avenir
Publié le 05/10/2018
Georges Kazadi a exhorté toutes les parties prenantes au développement de l'industrie du bambou, de doubler d'efforts pour consolider tous les acquis y relatifs, rappelant qu'un Congo écologique est possible et que le développement de l'industrie du bambou est nécessaire.
Le ministre de l'Agriculture, Georges Kazadi Kabongoa réitéré la détermination du gouvernement congolais à faire du bambou, une culture réellement d'avenir, susceptible de soutenir un développement durable et le bien-être des populations congolaises. Il l'a dit à la clôture de la journée 
mondiale du bambou célébrée mercredi à Kinshasa, en présence du représentant de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), des partenaires techniques et financiers, des ONG ainsi que du secteur privé.

Georges Kazadi a saisi cette opportunité pour exhorter toutes les parties prenantes au développement de l'industrie du bambou, de doubler d'efforts pour consolider tous les acquis y relatifs, rappelant qu'un Congo écologique est possible et que le développement de l'industrie du bambou est nécessaire.

Pour lui, les recommandations et résolutions qui seront issues de cette journée permettront de développer cette culture, utile pour le pays et pour sa population.

Une recette appropriée

Pour le représentant de la FAO en RDC, Aristide Obame, le bambou constitue, au niveau global, une recette appropriée pour répondre aux nombreux problèmes environnementaux, notamment la séquestration du gaz carbonique, le changement climatique et la pauvreté rurale.

S'agissant du thème retenu en 2018 « Bambou: la récolte du futur », M. Obame a estimé qu'il reflète la prise de conscience par la communauté, tant nationale qu'internationale, du rôle que le bambou peut jouer dans le cadre de la protection environnementale, la conservation du paysage forestier et le développement socio-économique descommunautés paysannes. Le bambou est considéré depuis quelques années comme une option prometteuse pour l'économie verte en Afrique, a-t-il précisé, avant de relever que sa culture est facile car il pousse tout seul sans l'intervention humaine, et peut atteindre une taille adulte en 100 jours.

Par sa capacité de croissance et de reprise, le bambou est utilisé tant pour la protection des ressources naturelles, la conservation et régénération des sols que pour la lutte contre la pauvreté et le changement climatique. Le représentant de la FAO a signalé, en outre, que le bambou est un outil stratégique pour atteindre un éventail d'objectifs de développement durable dans le monde.

Objectifs du PNBC

Le coordonnateur du Programme national bambou en RDC (PNBC), Gina Tchilolo, a quant à lui, présenté la note stratégique u Programme national bambou (PNBC) dont les objectifs majeurs visent l'amélioration des revenus des ménages agricoles et la préservation de la forêt.

Ce programme se propose également de favoriser la préservation des ressources naturelles de façon durable, d'augmenter les terres sous-couvert de bambou, d'élargir les opportunités économiques et environnementales pour le bénéfice des congolais, grâce à la diversification des produits forestiers pour les marchés locaux, nationaux et internationaux.

Il a profité de l'occasion pour faire la restitution de la formation en Chine, des membres de l'équipe dirigeante du programme qui s'est déroulée du 2 Août au 28 septembre 2018. Pour rappel, en 2017 il s'était tenu à Kinshasa, un premier atelier national d'information et d'échanges multi-acteurs, quant aux opportunités de la culture du bambou. Le constat, selon lui, est que la population congolaise ne connait pas encore l'importance de cette herbe. Il a rappelé qu'il est important de créer des forêts de bambou communautaires, afin de résorber le chômage en milieux ruraux.

ACP
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