Skip Navigation Links > Détail article
La CEEAC sollicite le soutien de la RDC pour sa survie
Publié le 13/06/2018
-Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), conduite par sa secrétaire générale adjointe chargée du département intégration physique, économique et monétaire, Thérèse Chantale Mfoula, a sollicité mardi à Kinshasa, l’appui et l’accompagnement de la RDC dans la réalisation des projets de cette organisation en faveur de l’intégration régionale, au cours d’une séance de travail avec le vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu.

Mme Mfoula a fait savoir, à l’issue des échanges, que les discutions ont porté notamment sur des projets liés à l’environnement, au commerce et aux infrastructures dont la RDC, « grand pays au cœur de l’Afrique », sera aussi bénéficiaire. Parmi les projets intégrateurs, la secrétaire générale adjointe de la CEEAC a cité l’aménagement des routes panafricaines reliant différentes villes de la région, dont Bangui-Zongo-Kisangani-Bujumbura et Kisangani-Kampala, avec la construction d’un pont sur l’Oubangui et d’un poste de contrôle frontalier unique. Ces routes, a-t-elle dit, faciliteront le transport, le commerce et le transit des populations des pays membres de cette organisation.

La construction du pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville, le projet Inga 3, la navigation sur le fleuve Congo et ses affluents dont Oubangui et Sanga, ainsi que le projet Weso-Bangui-Djamena figurent parmi les projets intégrateurs qui nécessitent l’accompagnement de tous les États membres dont la RDC. La cheffe de la délégation de la CEEAC a, en outre, évoqué le non payement des contributions par les pays membres, soulignant que celles-ci constituent la ressource principale de l’organisation et que le non payement risquerait de forcer la CEEAC à fermer ses portes.

La CEEAC mise au devant de la scène dans le dossier «Fonds bleu »



Par ailleurs, Mme Mfoula a affirmé que son organisation est mise au devant de la scène dans le dossier « Fonds bleu » pour rétablir le processus qui a été enclenché. « La CEEAC a été mandatée pour réunir la RDC et le Congo Brazzaville avec afin qu’ensemble avec les autres communautés des bassins forestiers on puisse former un lobbying face aux partenaires puisque c’est la planète entière qui est concernée », a-t-elle déclaré. Pour elle, l’équilibre dans les forêts du bassin du Congo doit être assuré grâce aux tourbières, soulignant que la RDC qui est détentrice d’une bonne partie des forêts du bassin du Congo et des tourbières ne saurait être laissée en arrière.

Elle a rassuré des consultations avant la réunion des partenaires des forêts du bassin du Congo prévue en octobre prochain à Bruxelles. « Des consultations auront lieu pour redonner à la RDC la position qu’il lui faut », a-t-elle dit, affirmant qu’il n’y aura pas d’avancées tant que le processus ne sera pas enclenché. « Nous espérons qu’il y aura une perceptibilité du côté de la RDC face à la démarche qui sera effectuée dans les prochains jours », croit-elle.

La République du Congo doit faire le premier pas vers la RDC dans le dossier ‘‘Fonds bleu’’

Pour sa part, le vice-Premier ministre Léonard She Okitundu a soutenu que le Congo Brazzaville doit faire le premier pas vers la RDC en ce qui concerne « le Fonds bleu », étant donné que cette dernière occupe la partie la plus importante du bassin du Congo. Il a rassuré ses hôtes du soutien de la RDC, affirmant que la CEEAC est une grande organisation sous-régionale qu’on ne doit pas négliger.

Pour ce qui est du projet « Pont route- rail entre Kinshasa et Brazzaville », le chef de la diplomatie congolaise a relevé que ceci est un problème hautement politique qui nécessite une solution politique, avant de faire remarquer que la province du Kongo central vit du port de Matadi et qu’elle risque d’être pénalisée avec la construction de ce pont.
RÉACTIONS
RÉAGIR

Vous trouverez la liste des cadeaux en cliquant sur le lien suivant : liste des cadeaux du Quizz