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Quelle stratégie pour les banques centrales ?
Publié le 30/04/2018
Les économistes d'ING anticipent une poursuite du resserrement monétaire aux États-Unis, alors que les achats d'actifs devraient se prolonger en Europe et au Japon.
Les économistes d'ING se sont penchés sur l'évolution à venir des politiques monétaires à travers le monde, principal moteur des marchés financiers depuis la crise financière de 2008.

Aux États-Unis, le léger ralentissement de la conjoncture, lié aux conditions climatiques et aux craintes de protectionnisme, ne remet pas en question la trajectoire de croissance, supportée par la demande intérieure, le marché de l'emploi, la hausse des prix de l'immobilier et la baisse des impôts.

Inflation de 3%
Les experts d'ING prévoient une hausse des salaires à un rythme de 3,5% en fin d'année et une inflation proche de 3%, stimulée par la hausse des prix du pétrole. La Fed devrait donc augmenter trois fois de plus son taux directeur cette année, puis deux ou trois fois en 2019, portant le taux à 3% ou 3,25% à cet horizon.

En zone euro, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, pourrait prolonger les achats d'actifs au-delà de leur fin programmée en septembre prochain. L'interrogation porte davantage sur la durée possible d'un prolongement de trois ou six mois et sur son caractère définitif ou incertain.

De faibles tensions inflationnistes et un tassement relatif de l'activité devrait maintenir le débat dans les prochains mois.

En Grande-Bretagne, la vive hausse des salaires et le discours du gouverneur de la Banque d'angleterre, Mark Carney, plaidait pour une hausse du taux de refinancement dès la prochaine réunion de l'institution, en mai. Mais la nette dégradation du commerce de détail et de l'industrie, liée à la prudence des consommateurs pénalisés par un tassement du pouvoir d'achat, devrait limiter les marges de manoeuvre de la Banque centrale.

Au Japon, l'économie reste bien orientée et les entreprises largement profitables. Mais le scandale immobilier qui touche le Premier ministre, Shinzo Abe, pourrait lui coûter sa place et ralentir les stimulations budgétaires et les réformes. La banque du Japon aurait alors bien du mal à mettre un terme à son programme d'achats d'actifs et de création monétaire, selon ING.

En Chine, la banque centrale devrait suivre les décisions de la Fed, avec trois nouvelles hausses du taux directeur attendues avant la fin d'année, mais à un rythme de moindre ampleur, de 5 points de base par réunion contre 25 points de base aux États-Unis.

Cela pour éviter des fuites de capitaux trop importantes. Ainsi, la décision inattendue de la baisse des réserves obligatoires des banques du pays auprès de la Banque Populaire de Chine a provoqué une baisse du yuan au profit du dollar.

Ailleurs dans le monde, le Canada devrait augmenter son taux directeur, une fois clarifié l'avenir du Nafta, le pacte de libre-échange avec les États-Unis. En Australie, le ralentissement de la conjoncture plaide pour le statu quo. Idem en Nouvelle Zélande.

La plupart des Banques centrales devraient donc continuer à soutenir les actifs à risque dans les prochains mois. Seule la Fed poursuivrait son resserrement monétaire «à petits pas», accentuant progressivement l'attrait des placements de trésorerie au détriment de la Bourse.
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