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La Banque de France dresse un portrait flatteur du secteur bancaire togolais
Publié le 01/03/2018
Propulsé par une hausse de 30,8% des produits d’exploitation, le système bancaire togolais a renoué avec des résultats nets positifs de 63,4 milliards de FCFA en 2016, après une perte de 46,7 milliards en 2015, révèle Banque de France.

En conjonction avec ce rebond notoire, la plupart des indicateurs de rentabilité passent au vert. Le coefficient d'exploitation bancaire, rapport entre les charges d'exploitation et le produit net bancaire, qui mesure la part des gains réalisés par une banque au regard de ses coûts fixes, s’améliore en passant de 74,8% à 72,6%.

Cette dynamique n’est pas restée sans impact sur les actifs de l’ensemble des banques.

Le total des bilans de l’ensemble du système bancaire progresse de 27,4 %, contre 14,6 % en 2015. L’accroissement de l’activité bancaire a été soutenu par une hausse de 16% des crédits accordés à l’économie qui se sont établis à 1176,5 milliards de FCFA.

Ainsi, les crédits nets octroyés ont atteint 36,8% du Produit intérieur brut (PIB). Avec ce chiffre, le Togo détient la plus forte proportion dans UEMOA devant le Sénégal (33,1 %). La moyenne étant de 28 % pour l’ensemble de l’Union.

Cette performance ne se serait réalisée sans une amélioration des mesures engagées ces dernières années par l’ensemble des banques pour accélérer l’inclusion financière, a constaté Togo First.

Le nombre de guichets et d’agences bancaires s’est amélioré. Le Togo affiche de loin la meilleure densité de guichets automatiques bancaires (GAB), qui est de 21 000 personnes pour un GAB comparativement à une moyenne de 42 000 habitants par GAB dans l’espace d’intégration.

D’un autre côté, la confiance de la clientèle s’est renforcée, en témoigne la progression de 15,6% observée au niveau des dépôts clientèle majoritairement à terme. Les dépôts à terme ou dépôts bloqués sur un compte et produisant des intérêts, représentant 59,5% des dépôts globaux contre une moyenne de 46,5% dans l’Union.

La Banque centrale française, impute cet allant rapide des dépôts à une concurrence accrue entre les établissements de crédit, proposant des rémunérations attractives à leurs déposants.

Fin 2016, 17,6 % de la population adulte disposaient d’un compte dans une institution financière, soit le taux le plus élevé de l’UEMOA, sans doute propulsé également par le secteur de la microfinance dont l’hétérogénéité inquiète tout de même la Banque de France.
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