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La BAD invite les assureurs africains à saisir l’opportunité que représente le marché régional des capitaux
Publié le 17/02/2018
La Banque Africaine de Développement a saisi l'opportunité de la conférence annuelle de la FANAF (Fédération des sociétés d'assurance de droit national africaines) qui se déroulait ce mois de février à Kigali au Rwanda, pour présenter les opportunités d'investissement qu'offrent les marchés africains des capitaux aux assureurs de la région.

En déhors du Kenya et du Maroc, où les titres obligataires présents dans les portefeuilles d'investissement des sociétés d'assurance représentaient en 2016 l'équivalent 27,4% et 30,4% de l'ensemble du marché obligataire local, la situation est plus faible dans les autres pays africains où les sociétés d'assurance sont membre de la FANAF.

La Namibie est un cas exceptionnel ou les titres obligataires dans le portefeuille des sociétés d'assurance est supérieur à ceux offert par le marché local, même si leur volume est seulement à 4,3 milliards $, contre 5,1 milliards $ pour le Kenya et 14,3 milliards $ pour le Maroc.

Des opportunités existent pourtant, selon Cédric Mbeng Menzui, le coordonnateur de l'initiative africaine pour le développement des marché financiers, qui faisait la présentation.

Selon les données qu'il a présentées, 135 émetteurs d'obligations étaient présents sur les marchés africains des capitaux, avec un encours total de dette de 368 milliards $. Un indicateur important, c'est que la part des bons du trésor (avec de faibles maturités) est en train de baisser pour laisser place à des produits de placement de plus long terme.

Mais investir dans les obligations africaines présente un certain nombre de défis pour les assureurs africains. On retrouve déjà la faible liquidité des marchés obligataires de la région. Comparés à des marchés développés qui ont des volume de transactions journalières atteignant les 500 milliards $ (USA), les marchés africaine les plus solides comme l'Egypte et le Nigéria, sont respectivement à 1,7 milliard $ et 300 millions $ de transactions journalières.


Au delà des aspects liés aux marchés, les assureurs doivent faire avec une intégration africaine encore en chantier, avec pour conséquence des barrières à l'investissement, renforcées par l’absence de produit d'investissement adaptés et de mécanismes de couverture des risques de change, indispensables au vu de la diversité des monnaies africaines.

Dans le même temps, les sociétés d'assurance de la FANAF n'exploitent pas suffisament l'opportunité qui leur est donnée d'investir jusqu'à 50% de leurs actifs.

Dans ce contexte, M. Mbeng Mezui n'a pas manqué de présenter l'indice des obligations africaines (ABABI) incorporé à l'Île Maurice. Ce produit résoud le défis de liquidités. Il est géré par une institution de bonne réputation qu'est la Commercial Bank of Mauritius et permet d'envisager plusieurs opportunités de rendement pour les investisseurs.

La BAD n'est pas la seule organisation multilatérale africaine qui invite les institutionnels de la région à investir sur des produits financiers de la région. Afrexim Bank entreprend une même démarche auprès des banques centrales africaines pour le placement de leurs devises, avec ses défis et ses opportunités.

Idriss Linge
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