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Le nouveau président de l'Eurogroupe s'engage à réformer la zone euro
Publié le 13/01/2018
Le nouveau président de l'Eurogroupe, le Portugais Mario Centeno, s'est engagé vendredi à poursuivre avec une "profonde détermination" les réformes de la zone euro, lors de la passation avec son prédécesseur néerlandais, Jeroen Dijsselbloem, à Paris.

"La fenêtre d'opportunité dont nous disposons actuellement, tant politiquement qu'économiquement, devrait être utilisée pour achever (les réformes) du paysage des institutions que nous avons dans la zone euro", a expliqué le ministre des Finances portugais lors d'une brève cérémonie à l'ambassade de son pays à Paris.

"Ceci est en lien avec l'union bancaire, l'union des marchés de capitaux et les discussions que nous avons sur la politique budgétaire", a précisé M. Centeno, qui s'est déclaré "profondément motivé" pour mener à bien son mandat de deux années et demi, après avoir été élu début décembre à la tête de l'Eurogroupe.

"Nous sommes sortis de la crise, mais nous devons admettre que le travail n'est pas terminé", a-t-il prévenu, soulignant l'importance de "répondre aux attentes de nos citoyens et de construire une zone euro plus robuste et plus résistante", appelant dès à présent ses collègues à faire face "aux défis auxquels nous nous confrontons".

La cérémonie a eu lieu juste après l'annonce de l'accord gouvernemental entre conservateurs d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates allemands qui prévoit de "renforcer" et de "réformer" la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises.

Le président français Emmanuel Macron, qui a fait de la réforme de la zone euro l'un des objectifs de son quinquennat, a d'ailleurs reçu dès jeudi M. Centeno à l'Elysée. Il doit se rendre dans l'après-midi à Bercy pour dialoguer avec le ministre des Finances, Bruno Le Maire.

La France et l'Allemagne avaient soutenu la candidature du ministre portugais à la tête de l'Eurogroupe.

La cérémonie a eu lieu à Paris et non à Bruxelles "pour des raisons pratiques", a expliqué à l'AFP une source diplomatique, précisant que le choix de la capitale française avait été fait en fonction des choix de M. Centeno et de M. Dijsselbloem et non de manière symbolique.

Un "signe" pour la zone euro
Le commissaire européen, Pierre Moscovici, interrogé par l'AFP avant l'annonce d'un accord gouvernemental en Allemagne, y a toutefois vu "un signe, sans doute, que la France et la Commission européenne veulent être à l'offensive sur l'approfondissement de la zone euro et travailler avec le nouveau président de l'Eurogroupe".

Pour sa part, M. Dijsselbloem s'est félicité que son successeur "dispose d'un fort soutien au sein de l'Eurogroupe pour faire avancer encore plus les réformes et la modernisation de la zone euro".

Le Néerlandais, qui devait quitter ses fonctions après deux mandats, lui a remis symboliquement la "cloche de l'Eurogroupe" qu'il utilisait notamment pour l'ouverture des séances.

Pendant son séjour à Paris, M. Centeno a aussi rencontré le Premier ministre Edouard Philippe.

Novice en politique lors de son entrée au gouvernement socialiste portugais en novembre 2015, ce professeur d'économie sans affiliation partisane de 51 ans est devenu le visage de la réussite économique de son pays, jusqu'alors un des maillons faibles de la zone euro.

Parfois décrit comme centriste ou libéral, il est vite devenu un des poids-lourds de l'exécutif du Premier ministre, Antonio Costa, arrivé au pouvoir grâce à une alliance avec la gauche radicale fondée sur la volonté de "tourner la page" de la politique d'austérité du précédent gouvernement de droite.
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