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Le pétrole bat des records grâce à l'Iran et aux stocks américains
Publié le 11/01/2018
Les prix du pétrole atteignaient jeudi de nouveaux sommets en cours d'échanges européens, soutenus par la baisse des stocks américains de brut annoncée mercredi et à la veille de la décision de Washington sur les sanctions iraniennes.
Vers 13h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 69,40 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 20 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de février prenait 40 cents à 63,96 dollars.

Le prix du WTI a atteint vers 11h45 63,57 dollars, son plus haut depuis décembre 2014. Le cours du Brent a pour sa part grimpé au même moment à 69,62 dollars, à son plus haut depuis mai 2015.

Stocks au plus bas depuis août 2015
Mercredi, le marché a été soutenu par les données du Département américain de l'Energie (DoE), qui a fait état d'une baisse marquée de ses réserves de brut mais d'une hausse de celles d'essence et de produits distillés.

Après avoir hésité, les investisseurs ont repris leurs achats de pétrole.

«Les données sont contrastées, mais il est indéniable que les réserves de brut sont désormais à leur plus bas depuis août 2015», a commenté Tamas Varga, analyste chez PVM.

Incertitude sur l'accord iranien
Autre facteur de hausse des prix, les marchés attendent toujours la décision de Washington quant à la reconduction de l'accord sur le nucléaire iranien.

Si le président Donald Trump refuse de renouveler l'accord et choisit donc de rétablir les sanctions économiques, les exportations d'un des plus grands producteurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) seraient entravées.

«Même si le président est contre cet accord, il devrait le reconduire car il suivra les recommandations de ses conseillers», a estimé Tamas Varga.

«M. Trump pourrait être convaincu d'accepter une reconduction de l'accord le 12 janvier pour gagner du temps, mais nous jugeons qu'il est quasi-impossible que cela se reproduise lorsqu'il devra à nouveau renouveler l'accord, le 12 mai», a cependant estimé Joe McMonigle, analyste chez Hedgeye.
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