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Sport : Fulham, Léopards, objectifs… Neeskens Kebano se confie
Publié le 28/12/2017
Formé au PSG, Neeskens Kebano, âgé de 25 ans, s’épanouit en Angleterre, à Fulham, depuis l’été 2016. Auteur de trois buts et une passe décisive cette saison, le milieu offensif s’est confié sur ses ambitions personnelles et collectives. Entretien.
Neeskens Kebano, depuis deux saisons vous évoluez à Fulham, en Championship. Sentez-vous que le football anglais vous fait progresser ?

Je pars du principe que la volonté fait progresser. C’est un championnat assez relevé, donc cela me fait progresser.

Vous êtes titulaire en tant qu’ailier. Est-ce le poste où vous êtes le plus à l’aise désormais ?

Non, je préfère toujours jouer derrière l’attaquant. Le coach (ndlr : Slavisa Jokanovic) préfère me mettre sur l’aile. En tant que joueur, on peut te faire évoluer à n’importe quel poste. C’est à moi de m’adapter et de faire ce qu’il faut. Quand le coach pense que tu as les qualités pour apporter un plus à l’équipe, tu t’exécutes et tu le fais.

Fulham se trouve en milieu de tableau (actuellement 11eme avec 32 points). Comment expliquez-vous les difficultés du début de saison ?

Nous avons mal géré les moments-clés de certains matchs. Nous avons toujours la possession du ballon, mais nous l’utilisons mal. Nous perdons des ballons bêtement, nous prenons des buts bêtement. Quand c’est comme ça, nous avons du mal à marquer les buts qu’il faut devant. Cela nous arrive de dominer un match, mais de le perdre. Nous avons perdu des points que l’on pouvait engranger. Cela explique notre place au classement.

Fulham est meilleur à l’extérieur qu’à domicile. Votre équipe est-elle timorée face à son public ?

Non, car notre public n’est pas versatile. Il nous encourage toujours, donc il n’y a pas d’inquiétude à avoir lorsque nous évoluons à domicile. Je ne saurai pas l’expliquer. Pourtant, c’est à domicile que nous sommes le plus rejoints au score. Peut-être que nous sommes plus concentrés lorsqu’on joue à l’extérieur. Peut-être que nous sommes un peu trop confiants en jouant à domicile.

« Peut-être que nous sommes un peu trop confiants en jouant à domicile »

Quel est l’enjeu de la période du Boxing Day pour Fulham ?

Il faut se remettre dans le coup en engrangeant le plus de points possibles. Il faut montrer que Fulham reste un prétendant à la montée. Jouer tous les trois jours, c’est assez compliqué. Quand je venais d’arriver, c’était dur. Maintenant cela va un peu mieux, j’ai plus l’habitude. Au niveau du rythme, il faut vraiment s’adapter.

L’objectif est-il un retour en Premier League dès la saison prochaine ?

Bien sûr. La saison dernière, nous étions à deux doigts d’y arriver (ndlr : Fulham avait été éliminé en demi-finale des play-offs par Reading). Cette saison, nous sommes partis avec l’ambition de pouvoir monter.

Vous jouez avec Yohan Mollo ou encore Aboubakar Kamara. Sont-ce les joueurs dont vous êtes le plus proche dans le vestiaire ?

Il y a aussi Floyd Ayité et des Belges contre qui j’ai joué en Belgique et qui parlent français. Nous venons à peu près des mêmes milieux, nous parlons la même langue. On se reconnaît, on a plus d’affinités entre nous qu’avec d’autres, c’est logique. Pour autant, le vestiaire vit très bien. Chaque Français qui arrive ici essaie de s’adapter, de parler la langue pour pouvoir faire corps avec tout le monde. Mais c’est vrai qu’entre francophones, nous sommes souvent ensemble.

Vous inscrivez-vous à long terme à Fulham ?

Bien sûr, mais on le sait dans le football, il n’y a pas vraiment de vérité. Cela va vite. Je dis cela aujourd’hui et demain, je pourrai changer d’avis si des choses changent. Peut-être que je serai poussé à prendre d’autres décisions. J’ai un contrat qui va jusqu’en juin 2019. Pour l’instant, je me concentre sur la saison et on verra l’été prochain ce qui se passera.

Kebano : « Pour l’instant, je n’ai pas envie de revenir en France »

Vous avez été formé au Paris Saint-Germain. Lorsque vous voyez l’équipe du PSG aujourd’hui, regrettez-vous de ne pas être resté plus longtemps ?

Pas du tout. Parce que si j’étais resté, on ne sait pas ce qui se serait passé. J’aurais pu jouer plus et me faire une place, ou bien aller de prêt en prêt sans que ce soit concluant. J’ai pris la bonne décision. Aujourd’hui, je ne regrette pas.

Revenir jouer en France, en L1, cela vous fait envie ?

J’aime bien ce championnat, je regarde toujours les matchs. Mais maintenant que je suis à l’étranger, je me sens bien. Pour l’instant, je n’ai pas envie de revenir en France. Après, à l’avenir on ne sait pas ce qu’il peut se passer, mais de préférence, je préférerais rester à l’étranger.

Êtes-vous toujours en contact avec vos partenaires du centre de formation ?

C’est obligé. Des joueurs avec qui j’ai été formé et d’autres que j’ai côtoyés en sélection, comme Layvin (Kurzawa). Je suis en très bon contact avec (Presnel) Kimpembe et (Adrien) Rabiot, qui sont restés au PSG. (Jean-Christophe) Bahebeck, (Loïck) Landre et (Alassane) També, avec qui j’ai été formé également.

Kebano : « Je n’ai plus de rêve, que des objectifs »

Qu’est-ce qui a motivé votre décision de jouer pour la République Démocratique du Congo ?

J’ai joué avec l’équipe de France jusqu’aux U21. Quand j’ai quitté le PSG, je suis parti en Belgique (à Charleroi puis Genk, ndlr). Je venais de disputer le tournoi de Toulon pour la deuxième année consécutive. J’ai été prêté à Caen puis je suis revenu à Paris.

Il y avait le rassemblement de la sélection du mois d’août qui arrivait. Le Congo m’a appelé. Je me suis dit : « j’y vais pour voir ». Cela a attisé ma curiosité. Je suis parti. J’ai été très bien accueilli par les joueurs, notamment par Youssouf (Mulumbu, avec qui il a été formé à Paris), que j’ai eu au téléphone, qui m’a persuadé de venir. Je connaissais aussi des joueurs de nom, comme (Cédric) Mongongu. Je me suis dit : « Aujourd’hui, tu as cette opportunité, demain tu ne sais pas ce qu’il se passera, alors saisis ta chance. » J’ai fait ce que j’avais à faire et je ne regrette pas.

Est-ce une déception de ne pas jouer le Mondial avec votre sélection ?

C’est un très gros regret. Je pense que tout le peuple congolais l’a en travers de la gorge. Nous nous disions que c’était vraiment possible. Surtout avec ce que nous avions montré ces trois dernières années, avec une nouvelle génération. Malheureusement, cela n’a pas abouti sur une qualification. La prochaine Coupe du Monde est dans quatre ans. Nous allons devoir attendre et ceux qui seront là essaieront de faire le travail pour arracher ce ticket-là.

D’ici là, quel va être l’objectif avec la sélection nationale ?

Dans un premier temps, il faut se qualifier pour la CAN. Ensuite, il faudra aller le plus loin possible et essayer de soulever la Coupe.

Avez-vous un rêve à réaliser en tant que joueur ?

(Sourire) Le rêve que j’avais c’était de jouer pour le PSG et de marquer un but. J’ai réussi à le faire (le 2 mars 2011 face au Mans en quart de finale de Coupe de France, ndlr). Depuis, je n’ai plus de rêve, que des objectifs.

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