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Mpoku : "Il faut le spirito pour jouer au Standard"
Publié le 21/12/2017
Son retour au Standard, l'explosif Ricardo Sa Pinto, le président Venanzi, sa foi ou l'élimination pour la Coupe du Monde : "Polo" se raconte en version XXL.

Paul-José Mpoku à propos...

...de la pression de Sclessin :"C'est vrai que j'ai connu plusieurs joueurs qui n'ont pas réussi au Standard, et qui se sont imposés par après à l'étranger. Ici, il y a une pression qui est continue, pour moi elle est même naturelle, on est LE Standard. Le club est comme ça, il faut savoir passer au-dessus. Entre nous, on utilise le terme spirito, c'est un état d'esprit à avoir, et si t'as pas cet état d'esprit, tu ne peux pas réussir ici. Et les joueurs que les dirigeants ont ramenés, ils ont ce spirito."

...de Ricardo Sa Pinto :"C'est quelqu'un qui protège ses joueurs, il peut se mettre à dos les médias, le monde extérieur pour protéger les siens. Il va tout faire pour ses joueurs. C'est quelqu'un d'entier. Et nous aussi, on est derrière lui, des titulaires aux réservistes. Je te dis : ce type-là, c'est "spirito". Que ce soit tactiquement, sa façon de voir, de transmettre ses idées, ses préparations de match, tout est méticuleux. Les séances d'entraînement durent de 2 à 2h30. C'est intense et parfois, on peut trouver ça un peu trop dur mais je comprends que sans coupe d'Europe, il faut maintenir l'équipe sous pression."

... de ses liens avec Bruno Venanzi :"Bruno (Venanzi), c'est mon gars ! Il arrive qu'on discute souvent d'autres choses que de football, on peut parler de la famille, de la vie. C'est quelqu'un de très simple, à l'écoute. J'en parlais récemment avec Luyindama et Bokadi qui, eux, me disaient qu'au Congo, quand t'es quelqu'un, tu marches la tête haute, le buste droit alors que notre président c'est quelqu'un de discret qui ne cherche pas à se mettre en avant. Au contraire. Mais il est occupé à faire les choses de façon réfléchie, peut-être pas aussi vite que ce que les gens voudraient mais c'est quelqu'un de stratégique, qui a un plan. Mais il faut aussi se rappeler des critiques que Duchâtelet a subies, c'est un poste très compliqué. Quand t'es en première ligne, on va toujours te critiquer. Mais il ne va pas changer de vision pour autant. Et c'est une force."

...de sa foi qui l'apaise :"Je suis tranquille. Je suis un humain, je fais des erreurs mais j'essaie de ne pas trop me prendre la tête. On est dans un monde où le stress est partout. Mais quand tu demandes aux gens pourquoi ils stressent, souvent ils ne savent même pas pourquoi. C'est ce qu'il y a de pire. Quand j'étais jeune, je n'ai pas vécu dans le luxe, et je ne sais pas si mes parents stressaient, mais je ne crois pas. Les Africains, c'est autre chose, le stress c'est difficile à intégrer. Quand tu vas en Afrique, les gens galèrent bien plus encore mais ils ne te transmettent jamais ce stress."

...de la non-qualification du Congo pour la Coupe du Monde :"C'est un des plus grands regrets de ma vie de footballeur. On a vraiment déconné. On menait chez nous 2-0 face à la Tunisie, on avait notre sort entre les mains, et en deux minutes, entre la 77e et la 79e, on a tout dilapidé. La Coupe du Monde s'est envolée. Le lendemain, je crois que le gouvernement a décrété Kinshasa "ville morte". Le pays était au ralenti. Alors que la veille, c'était de la folie pure (il sort son smartphone et nous montre des vidéos de l'ambiance.) Je n'avais jamais connu ça de ma vie."
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