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Bourse : quand acheter des actions et quand les vendre ?
Publié le 19/10/2017
Repérer les actions de qualité, identifier les creux de marché, se fixer des objectifs et savoir prendre des plus-values... ou des pertes. Voici les clefs d'un investissement réussi en Bourse. Nos meilleurs conseils pour savoir quand acheter un titre et quand le vendre.

La première démarche consiste à repérer une valeur que vous avez envie de mettre en portefeuille pour ses qualités : un positionnement sur un marché porteur, des perspectives de croissance attractives, une politique de distribution régulière, voire un intérêt spéculatif si, par exemple, la société en question est une cible d’OPA.

Il faut toujours avoir en tête le ou les catalyseurs qui feront grimper un cours de Bourse.

Dans l’idéal, il faut acheter un titre dont les multiples de valorisation ne sont pas trop élevés. Mais c’est l’idéal… Très souvent, les valeurs de qualité ont un prix. Les marchés financiers sont plus chers qu’il y a une dizaine d’années. Les indices ont grimpé grâce à la politique ultra-accommodante des banques centrales, davantage que par la croissance des profits.

Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus d’opportunités ou de titres décotés sur lesquels investir en Bourse, mais une plus grande sélectivité s’impose dans l'achat d'actions.

Une valorisation tendue n’est pas forcément un problème pour peu qu’elle soit justifiée par les perspectives de croissance.

On achète rarement au plus bas

Prenons l’exemple de Trigano : le fabricant de camping-cars se traite sur la base d’un ratio cours sur bénéfice net pas action attendu à 23 fois pour l’exercice en cours (on est à 15 fois pour le CAC 40). Mais la société est très dynamique : selon les projections des analystes, son bénéfice net annuel devrait grimper de 29%. Si le groupe maintient ce rythme, alors son cours a de bonnes chances de continuer de monter.

L’étape d’après est de repérer le moment opportun pour acheter des actions en Bourse. Cette question du timing est délicate. On achète rarement au plus-bas pour revendre au plus-haut.

Certains gérants se font une spécialité de repérer les «inefficiences de marché», c’est-à-dire les actions injustement délaissées. Mais cela concernera souvent les petites capitalisations peu suivies et peu liquides, pour lesquelles le risque est plus important.

Ne vous faites pas d’illusions : quand vous avez jeté votre dévolu sur un titre de qualité, celui-ci a généralement déjà beaucoup monté et peut même évoluer à son plus-haut historique ! Cela ne doit pas vous décourager. Les marchés financiers ne regardent pas en arrière. Encore une fois, seules les perspectives comptent.

Achetez en petites quantités

Par prudence, vous pouvez guetter une consolidation ou un creux de marché pour passer votre ordre d’achat. L’analyse graphique vous aidera à déterminer les seuils d’intervention. Mais à force de trop attendre, le risque est de passer à côté d’une opportunité.

Une autre option peut être d’acheter en petites quantités puis de compléter votre ligne dans les semaines ou les mois qui suivent.

Et quand vendre, alors ? En Bourse, il faut savoir prendre des plus-values. C’est parfois plus difficile que de bien acheter.

Quand un investisseur voit une de «ses» actions s’apprécier, il aura tendance à en attendre toujours plus, et pourra même être tenté de renforcer sa position ! Il faut lutter contre ce mauvais réflexe. Vous n’avez rien gagné tant que vous n’avez pas vendu.

Fixez-vous des objectifs. Un gain de 10-15% sur douze mois dans un environnement boursier comme celui que nous connaissons depuis cinq ans reste très correct.

Vous pouvez être plus gourmand sur certains titres (typiquement les valeurs moyennes). Mais n’oubliez pas que c’est en concrétisant des plus-values que vous pourrez investir sur d’autres actions et que la valeur de votre portefeuille progressera.

Ne pas hésiter à vendre

Bien sûr, vous ne réaliserez pas que des bonnes affaires. Si un titre se met à baisser parce que ses résultats sont inférieurs aux attentes, il faut s’interroger sur les raisons de cette déception.

Un accident de parcours dans la vie d’une société cotée est toujours possible, sans nécessairement remettre en cause ses perspectives. Vous pourrez alors accorder au titre en question le bénéfice du doute, et le conserver en portefeuille.

Mais si les déceptions se répètent trop souvent, alors il faut s’interroger, ne pas hésiter à sortir d’un dossier et à prendre sa perte.

Par exemple, le modèle d’Essilor connaît actuellement des ratés. La croissance interne de ses ventes est moins forte qu’auparavant, ce qui se répercute sur la rentabilité. Or la valorisation du groupe reste très élevée. Dans ces conditions, nous conseillons de vendre le titre.

Jusqu’à ces dernières années, Essilor a connu un superbe parcours mais en Bourse, les belles histoires ne sont pas immuables.
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