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Et si on faisait le point sur le Brexit?
Publié le 28/09/2017
Alors qu'à Bruxelles le quatrième round de négociations sur le Brexit approche de son terme, voici ce que l'on sait sur le futur retrait britannique de l'Union européenne:

- Le calendrier -

Après le vote des Britanniques en faveur du Brexit lors du référendum de juin 2016, la Première ministre Theresa May a officiellement formalisé le 29 mars l'intention de son pays de quitter l'UE.

Elle a ainsi ouvert une période de tractations de deux ans avant le retrait officiel du Royaume-Uni, qui doit survenir le 29 mars 2019.

Les négociations avec Bruxelles ont commencé en juin sur trois dossiers prioritaires: les droits des citoyens européens, la facture de sortie et la question irlandaise.

Les Européens veulent des "progrès suffisants" dans ces domaines avant d'entamer des discussions avec Londres sur sa future relation avec l'UE, ce qui était prévu pour octobre. Mais cela semble compromis au vu de l'absence de progrès dans les discussions.

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier, veut voir un accord ficelé en octobre 2018, pour donner le temps au Parlement européen, et aux Parlements nationaux concernés, de ratifier le texte.

- La transition -

Lors d'un discours à Florence le 22 septembre, Theresa May a affirmé son intention de maintenir les liens actuels avec l'Europe pendant une période de transition d'"environ deux ans" après le Brexit.

Cette période d'ajustement offrirait au Royaume-Uni la possibilité de continuer à faire affaire librement avec le bloc européen, ce que réclament les milieux d'affaires, inquiets d'une sortie sans filet.

Le retrait du marché unique permettra de mettre fin à la libre circulation des personnes en provenance de l'UE, une promesse du camp pro-Brexit. Cette liberté serait maintenue pendant la période de transition, bien que les citoyens européens seront contraints de s'enregistrer à leur arrivée au Royaume-Uni.

- La facture -

Les négociations ont coincé jusqu'ici sur la question du règlement financier du divorce. Vendredi, Theresa May a assuré que le Royaume-Uni honorerait les engagements pris jusqu'à la fin du cycle budgétaire européen en cours, en 2020.

Le pays devrait par ailleurs maintenir sa participation à des programmes collectifs de sécurité et de recherche scientifique.

Si Mme May n'a donné aucun chiffre, la contribution britannique pour les deux prochaines années est évaluée à au moins 20 milliards d'euros. Soit beaucoup moins que les montants évoqués par des sources européennes, de 60 à 100 milliards d'euros en tenant compte de tous les projets dans lesquels Londres est partie prenante.

- Les citoyens européens -

Le statut des plus de trois millions d'Européens vivant au Royaume-Uni et plus d'un million d'expatriés britanniques est une des questions clés des négociations.

Mme May a promis que toute personne déjà présente au Royaume-Uni pourrait rester et réclamer un permis de résident permanent au bout de cinq ans.

Mais les deux parties ne sont pas d'accord sur le rôle de la Cour de justice de l'UE (CJUE) pour garantir leurs droits ni sur la question du regroupement familial. Vendredi, Mme May a fait un geste en annonçant qu'elle souhaitait que les jugements de la CJUE soient pris en compte par les tribunaux britanniques.

- Les échanges commerciaux -

Theresa May martèle que le Royaume-Uni doit quitter le marché unique et pouvoir négocier ses propres accords commerciaux.

A Florence, elle a appelé à faire preuve de "créativité" pour forger "un nouveau partenariat économique étroit" et exclu de rejoindre l'Espace économique européen (EEE) qui étend le marché intérieur de l'UE à la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.

- Irlande -

L'UE comme le Royaume-Uni disent ne pas vouloir d'un retour des postes frontières entre l'Irlande du Nord et l'Irlande.

Mais aucune proposition concrète sur la façon de résoudre la question de la future frontière extérieure de l'UE n'a été avancée pour le moment.

- Pas accord ? -

Avant de perdre sa majorité absolue au Parlement lors des législatives de juin, Theresa May soutenait qu'elle préférait un retrait sans accord à un retrait avec un mauvais accord.

A Florence, elle a adouci le ton, estimant qu'il était "dans l'intérêt de tous que les négociations aboutissent" tout en continuant cependant de ne pas exclure un échec.

Sans nouvel accord commercial, le Royaume-Uni se verrait appliquer les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ce qui signifie des barrières douanières et tarifaires.
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