Skip Navigation Links > Détail article
Craquements à Wall Street : la vision des meilleurs chartistes
Publié le 29/06/2017
Les plus grands experts des graphiques soulignent les points de rupture à surveiller et les thématiques à privilégier ou à éviter dans les semaines à venir.

Habitués ces derniers mois à un long fleuve tranquille sur les marchés américains, les investisseurs sont en alerte après deux séances difficiles sur les valeurs de technologie.

L’indice Nasdaq Composite a ainsi perdu 1,8% le 9 juin dernier et 1,6% le 27 juin. Mais il gagne encore 14% depuis le début de l’année.

Ce regain de volatilité va-t-il se traduire par une baisse des cours plus marquée dans les semaines à venir ? Sont-ce les prémices de la fin du marché haussier en place depuis 2009 ?

Regain de volatilité

Michael Riesner et Marc Müller chez UBS anticipent depuis plusieurs semaines un début d’été plus difficile pour les actions américaines, avec une volatilité croissante et une rotation sectorielle plus favorable aux secteurs cycliques et au thème de la «reflation».

Les analystes techniques de la banque suisse prévoient un repli du S&P 500 vers 2.400 points, au pire 2.370, avant un rebond en juillet et un sommet majeur inscrit pendant l’été vers 2.500 points.

Depuis le point bas de février 2016, le S&P 500 est engagé dans une vague cinq du cycle de hausse (Elliott) qui devrait se poursuivre jusqu’en août, voire jusqu’au premier semestre 2018.

Leur scénario est validé tant que le S&P 500 se maintient au-dessus de 2.329 points. Mais une première baisse d’ampleur devrait survenir à la fin du troisième trimestre.

Une préférence pour les valeurs cycliques

Les secteurs de l’énergie, de l’acier et de la finance devraient tirer leur épingle du jeu dans les prochaines semaines, au détriment des valeurs plus défensives qui sont devenues «surachetées».

Concernant les valeurs de technologies, les chartistes prévoient une poursuite de la phase de repli jusqu’au troisième trimestre, avant un nouveau sommet sur le Nasdaq en fin d’année ! D’ici là, un repli du Nasdaq Composite vers 6.000 points (-2,4% par rapport au niveau actuel) serait alors une opportunité d’achat.

Les experts prévoient un meilleur comportement des actions européennes à partir de juillet, mais la cassure du seuil des 3.540 points par l’EuroStoxx 50 risque de le ramener vers 3.450 points dans un premier temps, avant la reprise.

Mais pour le second semestre, ils prévoient en Europe une performance des valeurs cycliques supérieure à celle des valeurs défensives.

Les valeurs financières devraient aussi bénéficier d’une remontée des taux d’intérêt à long terme attendue avant la fin de l’été.

Anticiper un rebond du pétrole

UBS favorise également le pétrole et les matières premières, engagés dans la construction d’un bas de cycle qui a duré plusieurs mois. Enfin, l’or pourrait corriger jusqu’à 1.214 dollars (il en faudra pas casser 1.195 dollars) l’once avant de remonter au-delà de 1.300 dollars.

Les analystes de Pictet sont davantage pessimistes pour le court terme. Leur objectif de long terme à 2.460 points sur le S&P 500 a été quasiment atteint, mais une divergence avec le RSI (indicateur de vitesse) laisse envisager un retournement de tendance imminent.

La cassure des 2.390 points serait un premier signal négatif, mais il faudrait tomber sous 2.320 points pour valider un repli beaucoup plus marqué vers 2.140 points.

Pour l’EuroStoxx 50, Pictet envisage une chute possible vers 3.400 points (retracement de Fibonacci à 38,2%) avant une remontée des cours vers 3.835 points.

Un pic à l'été ou à l'automne?

Edouard Garrana chez Kepler-Cheuvreux prévoit une poursuite de la hausse du S&P 500 jusqu’à l’automne 2017, avec un objectif à 2.550 points, mais il a placé une limite de « vente stop » destinée à sécuriser les gains à 2.401 points. La tendance haussière serait préservée, tant que l’indice se maintiendra au-dessus de 2.352 points.

Soutenu par sa moyenne mobile à 50 jours qui passe actuellement à 6.136 points, le Nasdaq Composite devrait connaitre une période d’hésitation jusqu’à mi-juillet, coincé entre 6.000 et 6.300 points. Le chartiste expérimenté fixe ensuite un potentiel maximum d’ici l’automne à 6.666 points.

Son anticipation est plus positive sur l’Eurostoxx 50 et sur le CAC 40, avec des objectifs pour l’été à, respectivement, 3.665 et 5.600 points. Les tendances restent bien orientées tant que les indices se maintiennent au-dessus de 3.407 points (Eurostoxx 50) et 4.980 points (CAC 40).

Les secteurs privilégiés sont la construction, les financières, la santé, l’industrie, les télécoms.
RÉACTIONS
RÉAGIR

Vous trouverez la liste des cadeaux en cliquant sur le lien suivant : liste des cadeaux du Quizz