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Pétrole : nos conseils dans un environnement troublé
Publié le 23/06/2017
Le cours de l’or noir est tombé à un plus bas de plus d’un an. Le dynamisme des producteurs de schiste américains inquiète. Dans ce contexte, quels titres sont à privilégier ?

Les gains induits par l’accord de l’Opep – signé en novembre dernier et reconduit en mai – se sont entièrement évaporés. Le prix du pétrole a abandonné 17% en un mois, tombant à un plus bas de plus d’un an, sous 46 dollars le baril de Brent.

Les raisons de cette chute sont à chercher du coté de l’offre, plus que de la demande qui devrait demeurer robuste cette année (1,3 million de barils par jour de progression attendue par l’Agence international de l’énergie).

Les observateurs s’inquiètent du dynamisme de la production qui ne se dément pas et retarde l’élimination du surplus de stocks d’or noir accumulés depuis 2014.

Grâce à d’impressionnants gains de productivité, les acteurs du pétrole de schiste américain pompent toujours plus d’or noir malgré des prix déprimés. Depuis un plus bas touché à l’automne dernier, la production de pétrole brut outre-Atlantique s’est redressée de 900.000 barils par jour, à 9,35 millions de barils.

Et la tendance n’est pas au ralentissement. Le nombre d’appareils de forage en service, recensé par Baker Hughes, a plus que doublé depuis un plus bas touché en mai 2016 (747 le 16 juin dernier contre 316 le 27 mai 2016).

L’Agence internationale de l’énergie anticipe une progression globale de la production américaine de 600.000 barils par jour cette année puis d’un million en 2018.

Dans le même temps, la Libye et le Nigeria, deux pays membres de l’Opep, mais exclus de l’accord renouvelé en mai dernier par l’organisation, voient leur production se redresser après plusieurs mois voire années difficiles.

L’offre libyenne a bondi de 190.000 barils en mai, atteignant son plus haut niveau depuis 2014, à 740.000 barils par jour. La production nigériane s’est pour sa part relevée de 120.000 barils le mois dernier.

Au total, ces surplus d’offres américaines et africaines compensent entièrement les baisses de production engagées par l’Opep, fragilisant la crédibilité de cette dernière. Cette situation perturbe les investisseurs et pèse sur le prix de l’or noir.

Que faire en Bourse ?

Dans ce contexte, la prudence est à privilégier en Bourse. Nous ne recommandons que TechnipFMC à l’achat. Le groupe franco-américain a remporté plusieurs contrats encourageants ces dernières semaines. Il affiche le profil le plus solide parmi les groupes parapétroliers français et bénéficie d’un important potentiel de rebond si le prix de l’or noir venait à se redresser.

Total est également solide. Selon nous, son dividende ne serait menacé que si le pétrole demeurait durablement sous 45 dollars. En revanche, le potentiel de rebond du titre est assez limité.

Un pari spéculatif sur Vallourec pourrait être tenté mais nous conseillons d’attendre que le titre retombe vers 5,20 euros. En cas de regain d’optimisme sur le prix de l’or noir, il sera toujours tant de se placer.

Nous recommandons de rester à l’écart de CGG, en pleine restructuration de sa dette.
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