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Les meilleurs proverbes pour gagner en Bourse
Publié le 02/06/2017
Voici des conseils de sagesse qui donnent de bons points de repère pour acheter et vendre en Bourse. En appliquant ces principes à la lettre, vous êtes certain d'être gagnant. À condition de vous y tenir...

Chaque univers et chaque groupe social a ses ada­ges, proverbes et autres dictons. La Bourse ne fait pas exception à la règle. Mieux, au fil du temps, elle a même pris un malin plaisir à en secréter des nouveaux, toujours aussi pittoresques, qui permettent d’accéder à la mémoire collective de la communauté financière. «Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier» est, à cet égard, un grand classique de cette «science du bon sens».

Et pourtant, ce principe de la diversification, adopté par tous les gérants de fonds, n’est pas toujours appliqué avec rigueur par les particuliers. Ainsi, mettre uniquement dans son compte-titres des valeurs de biotechnologies n’est pas forcément la meilleure des décisions. En cas de retournement du secteur, le portefeuille en subira toutes les conséquences, sans filet de sécurité.

En diversifiant de manière sectorielle, géographique et par titres (actions, obligations…), sans tom­ber dans l’excès, on accroît ses chances de succès, tout en améliorant la résistance de ses actifs. Voici sept autres prover­bes familiers ou méconnus, qui, s’ils sont suivis, permettent de rivaliser avec les professionnels.

«Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon»

En Bourse, il faut acheter et vendre au bon moment. C’est ce qu’on appelle, dans le jargon financier, l’art du timing. Et souvent, pour obtenir les meilleurs résultats, il faut acheter quand tout va mal («au son du canon») et vendre quand tout va bien («au son du violon»).

Lorsque l’économie est au bord du gouffre, com­me lors de la crise financière des subprimes (début 2009, le CAC 40 touchait le fond à 2 500 points), ou que le pays est entré dans une «logique de guerre» (comme lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990), le pes­simisme atteint son paro­xysme. À ce moment, le risque d’une nouvelle baisse devient très faible. Mais les chances de voir le marché se redresser apparaissent très importantes.

À l’inverse, lorsqu’une économie est florissante et que le pays ne souffre d’aucune belligérance, l’optimisme est poussé à son maximum. Et les cours de Bourse volent de record en record, comme actuellement à Wall Street. À ce moment, la probabilité de voir les titres progresser encore et encore devient limitée, alors que le risque d’une chute brutale prend chaque jour plus de poids. Il faut donc être lucide et profiter de ces phases de déprime et d’euphorie pour acheter et vendre aux cours les plus attractifs.

Notre opinion : cet adage s’applique aux valeurs d’en­vergure. Pour preuve, début janvier, l’action Air France-KLM était délaissée, à 5,15 eu­ros. Aujourd’hui, des investisseurs redécouvrent son potentiel à… 9,59 euros ! Celui qui a fait preuve de sang-froid en profitant du pessimisme des autres a donc gagné 85% en moins de cinq mois.

«Il vaut mieux un chèque dans la main qu’une cote sous les yeux»

En Bourse, on a gagné unique­ment lorsque l’on a vendu. D’ailleurs, ce qu’on appelle la plus-value est bien la différence entre le prix de vente d’un titre et son prix d’achat. Il est impossible de s’enrichir avec des «plus-values de papier».

La seule chose que l’on puisse se dire en évaluant son portefeuille, c’est : «Si j’avais vendu mes titres aujourd’hui, voici la somme dont je pourrais disposer.» Tant que cette somme n’est pas inscrite sur son compte-titres ordinaire ou son Plan d’épargne en actions (PEA), le risque d’une baisse des cours reste entier.

Il faut par conséquent cultiver avec soin cet art de la vente. Les raisons ne manquent pas. Il faut d’abord vendre pour prendre ses bénéfices, partiellement ou en totalité selon les cas, avant l’épuisement de la hausse ; vendre pour prendre les devants (si la société risque de publier de mauvais résultats) ou anticiper un retournement du marché ; vendre aussi pour échapper à la sentimentalité (l’erreur courante est de s’attacher à une valeur sous prétexte qu’elle a été profitable) ; vendre pour recentrer son portefeuille ou se reporter sur de nouveaux secteurs plus prometteurs ; enfin, vendre pour éviter de se couper un bras (voir ci-dessous). Un proverbe russe ne dit-il pas : «Ce n’est pas acheter qui instruit, mais vendre» ?

Notre opinion : il est indispensable de se faire à l’idée qu’on ne vend jamais, ou très rarement, un titre au plus haut, de même qu’on a peu de chance de l’avoir acheté au plus bas. Il faut par conséquent se laisser toujours quelque chose à regretter. N’oubliez jamais ce conseil que l’on prête à James de Rothschild, fondateur de la branche de Paris : «J’ai fait fortune en laissant les autres gagner encore sur ce que je vendais».

«Sell in may and go away, and buy back on the Derby day»

En Bourse, certains mois ont acquis une mauvaise réputation. Mai est, avec octobre (1929, 1987, 1989), celui qui a le plus terni la sienne. Faut-il rappeler la révolte universitaire de mai 1968 (en une semaine, la Bourse recule de 8,5%, avant de fermer ses por­tes) ou de mai 1981 avec l’élection de François Mitterrand (Paris s’effondre de près de 30% en un mois)?

Mois des ponts (baisse des volumes), des émissions (qui détour­nent les capitaux), des grè­ves (qui fleurissent au printemps), sans oublier l’effet dividendes : mai cumule des handicaps non seulement à Paris, mais sur les autres places. D’où l’adage : «En mai, prenez vos bénéfices et rachetez le jour du derby d’Ep­som», course de chevaux prestigieuse qui se tient le premier week-end de juin en Angleterre.

Dans une étude inédite, Aurel BGC a testé ce phénomène, via un fonds théorique investi en totalité dans l’indice CAC 40 – depuis l’an 2000 – entre janvier et avril, puis entre octobre et décembre, le fonds étant à 100% désinvesti durant la période intercalaire. Résultat : un gain de 114%, quand le CAC 40 est resté en territoire négatif sur la période. D’où cette conclusion : «Sell in may», certes, mais revenez en octobre !

Notre opinion : les accès de faiblesse du printemps sont souvent inversement proportionnels à la santé dont les marchés ont fait preuve au cours des mois précédents. Avec des gains allant de 10% en moyenne (Franc­fort, Londres et Paris) à près de 20% (Athènes, Hong-Kong, Madrid et sur le Nasdaq), un retour de balancier est probable cette année.
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