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Pétrole : sélectivité obligée sur le secteur dans un marché stabilisé
Publié le 02/03/2017
Le prix de l’or noir est bloqué dans un couloir étroit depuis quelques mois. Une situation qui pourrait durer et qui appelle bien choisir les titres à détenir.

Après l’accord de l’Opep de novembre dernier, il s’est envolé de 16% en quelques jours. Depuis, le cours du pétrole s’est stabilisé dans un couloir étroit compris entre 53 et 58 dollars le baril. Le sérieux des membres du cartel, qui ont respecté à 94% leurs engagements (un taux historiquement élevé), a permis de compenser des évolutions moins favorables aux prix en provenances d’Amérique du Nord, du Nigeria et de Libye.

Ces deux derniers pays, membres de l’Opep, ont connu de fortes baisses de leurs productions en 2016, justifiant leur exclusion de l’accord de novembre. Depuis, leurs productions repartent de l’avant. La Libye a ajouté 100.000 barils/jour en quelques semaines et compte passer de 0,7 million de b/j actuellement à 1,2 million en août prochain. En six mois, le Nigeria a pour sa part augmenté sa production de 600.000 b/j pour dépasser les 2 millions de b/j.

La production américaine s’est également redressée de 0,5 million de b/j depuis un plus bas touché en octobre dernier. A environ 9 millions de b/j, elle n’est «plus qu’à» 600.000 barils de son record de l’été 2015.

Évolutions contradictoires

Ces évolutions contradictoires justifient la relative stabilité du prix de l’or noir des dernières semaines. A court terme, la tendance devrait se poursuivre. Le risque étant, selon nous, plus fort à la baisse qu’à la hausse. Hors évènement géopolitique majeur, nous ne voyons pas le cours du brent passer au dessus des 60 dollars dans les mois qui viennent.

Dans ces conditions, la prudence s’impose en bourse sur le secteur. Chaque entreprise doit être jugée en fonction de ses risques et potentiels particuliers.

Total a fait preuve d’une impressionnante capacité à réduire ses coûts tout en préparant l’avenir en nouant, par exemple, une alliance intéressante avec Petrobras au Brésil. Si son action manque de potentiel selon nous, elle doit être gardée pour son généreux rendement qui ne sera pas remis en cause même en cas de repli de l’or noir sous les 55 dollars.

TechnipFMC est un des parapétroliers les plus résistants du secteur. A 34 ou 35 euros, son titre nous semblait toutefois un peu cher. Il peut être acheté sous 30 euros et conservé à son prix actuel.

CGG cherche à renégocier sa dette

Nous recommandons de rester à l’écart de CGG, Vallourec, Bourbon et Maurel & Prom. Ce dernier est en difficulté en bourse depuis la fin de l’OPA lancée par Pertamina, à laquelle nous avions recommandé de souscrire. Bourbon subit la crise pétrolière avec retard et a mis entre parenthèse son projet de diversification dans le transport du gaz.

Vallourec a révélé des perspectives 2017 qui ont déçu le marché et pourrait manquer de catalyseurs à court terme malgré sa récente chute en Bourse. Enfin, CGG cherche à renégocier sa dette et sera probablement obligé de lancer une augmentation de capital dans les prochaines semaines ou mois.
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